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Les frais oubliés lors d’un achat immobilier : ce que le budget doit vraiment prévoir

Quels sont les frais cachés lors de l’achat d’un bien immobilier ?

Sommaire:

Vous avez trouvé le bien. Le prix est dans votre budget. Vous pensez que l’affaire est bouclée – et c’est exactement à ce moment qu’une série de frais supplémentaires entre en scène. Les frais de notaire, tout le monde s’y attend (plus ou moins). Mais au-delà, il existe un ensemble de coûts moins visibles qui peuvent représenter plusieurs milliers d’euros supplémentaires. Les connaître avant de signer, c’est éviter les mauvaises surprises au moment le moins opportun.

Les frais d’acquisition : bien plus que le notaire

Quand on parle de « frais de notaire », on simplifie. Ces frais sont en réalité composés de plusieurs éléments distincts : la rémunération propre du notaire (les émoluments), les droits d’enregistrement ou la TVA selon le type de bien, et diverses taxes reversées à l’État et aux collectivités. Pour un bien ancien, ils représentent généralement entre 7 et 8 % du prix de vente. Pour un logement neuf, ce taux tombe autour de 2 à 3 %. La différence est significative sur un achat à 200 000 euros : on parle de 4 000 à 6 000 euros d’économie.

Mais les frais d’acquisition ne s’arrêtent pas là.

La taxe d’aménagement

Si vous réalisez des travaux dans le bien acheté – extension, véranda, création d’une surface habitable supplémentaire – une taxe d’aménagement peut s’appliquer. Elle est calculée sur la surface de plancher créée et varie selon la commune et l’usage. Elle est à régler dans les 90 jours suivant le dépôt du permis de construire ou de la déclaration préalable de travaux. Pensez à la budgéter si votre projet prévoit des modifications de surfaces.

Les frais administratifs bancaires

Votre établissement de crédit facture en général des frais de dossier pour l’instruction de votre prêt immobilier. Ces frais varient selon les banques – de quelques centaines à plus de mille euros dans certains cas. Ils peuvent parfois être négociés, notamment si vous avez un bon profil emprunteur ou si vous mettez les banques en concurrence. Ne prenez pas ces frais pour acquis : posez la question explicitement lors de vos simulations. Les acheteurs qui font leur premier achat immobilier ont tout intérêt à connaître les pièges les plus fréquents lors d’un premier achat pour éviter de mauvaises surprises dès le départ.

Les coûts liés au financement : le poste le plus sous-estimé

Le prix du bien est une chose. Le coût total du crédit en est une autre, bien plus difficile à visualiser au premier coup d’œil.

L’assurance emprunteur

Elle est obligatoire dès lors que vous contractez un prêt immobilier. Son rôle est de couvrir la banque (et donc vous) en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité de travail. Son coût varie selon votre âge, votre état de santé et le montant emprunté – mais il peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros sur la durée totale du prêt.

Bonne nouvelle : depuis la loi Lemoine de 2022, vous pouvez changer d’assurance emprunteur à tout moment, sans frais, si vous en trouvez une moins chère offrant des garanties équivalentes. Ne vous contentez pas de l’assurance proposée par votre banque sans avoir comparé. L’économie potentielle est réelle.

Les frais de garantie

Pour se protéger en cas de défaillance de l’emprunteur, la banque exige une garantie. Deux formes principales :

  • La caution bancaire (via un organisme spécialisé comme le Crédit Logement) : vous payez une contribution initiale, dont une partie vous est restituée en fin de prêt si tout s’est bien passé. C’est la forme la plus courante et souvent la moins chère.
  • L’hypothèque : elle est plus coûteuse à mettre en place (frais notariés, taxe de publicité foncière) mais peut être pertinente dans certains cas spécifiques, notamment pour des biens atypiques ou des profils que les organismes de caution refusent.

Le coût de la garantie dépend du montant emprunté et de la formule choisie. Demandez une simulation pour les deux options et comparez.

Les frais de courtage

Faire appel à un courtier immobilier peut s’avérer très utile pour trouver les meilleures conditions de prêt sans démarcher vous-même dix banques. Mais ce service à un coût : des honoraires de courtage, généralement compris entre 1 000 et 2 000 euros selon les dossiers, à régler à la signature du prêt. Certains courtiers se rémunèrent uniquement via les commissions des banques partenaires – dans ce cas, le service peut être gratuit pour l’emprunteur. Précisez dès le départ le mode de facturation pour éviter les surprises.

Les frais liés à la préparation et à la sécurisation du bien

Au-delà du financement lui-même, plusieurs postes de dépenses surviennent au moment de prendre possession du logement ou peu après.

La mise en sécurité et le changement de serrurerie

Prendre possession d’un bien, c’est aussi s’assurer que vous en êtes le seul à détenir les clés. Les serrures d’un bien acheté dans l’ancien ont souvent une longue histoire : anciens propriétaires, locataires précédents, proches qui avaient un double… Faire appel à un serrurier professionnel dès la remise des clés est une précaution élémentaire. La Serrurerie De L’Auberge En Ville propose ce type d’intervention pour sécuriser votre nouveau logement rapidement.

Le coût d’un remplacement de serrure varie selon le niveau de sécurité souhaité (cylindre standard, haute sécurité, serrure à points multiples) et le nombre de portes à sécuriser. Prévoyez ce poste dans votre budget de prise de possession.

Les diagnostics obligatoires

Depuis 2018, le vendeur doit fournir un dossier de diagnostics techniques (DDT) comprenant notamment le DPE (Diagnostic de Performance Energétique), le diagnostic amiante, le diagnostic plomb (pour les logements construits avant 1949), et d’autres selon le type de bien. Ces diagnostics sont à la charge du vendeur, mais si vous faites réaliser vous-même une contre-expertise ou un audit énergétique complémentaire, cela représente un coût supplémentaire.

Le DPE est particulièrement important depuis la réforme de 2021 : un logement classé F ou G peut être soumis à des contraintes locatives, voire à une obligation de travaux à terme. Un audit énergétique détaillé, même non obligatoire, peut être un investissement utile avant de signer sur un bien énergivore.

L’indemnité d’immobilisation : attention à la rédaction

Lors d’un compromis ou d’une promesse de vente, il est courant de verser une somme au vendeur pour « bloquer » le bien pendant la période de finalisation. Cette indemnité représente généralement entre 5 et 10 % du prix d’achat. Ceux qui envisagent d’acheter par voie judiciaire doivent aussi connaître les erreurs qui font déraper un achat aux encheres immobilieres, ou les frais annexes peuvent surprendre.

Un point crucial : cette somme doit être expressément mentionnée comme un acompte sur le prix de vente dans l’acte, pour qu’elle soit déduite du montant total lors de la signature définitive chez le notaire. Si cette précision est absente ou mal rédigée, l’indemnité peut ne pas être imputée sur le prix, et vous paieriez deux fois la même somme en quelque sorte. Vérifiez ce point avec votre notaire avant de signer le compromis.

Constituer un budget global réaliste

Pour éviter les mauvaises surprises, voici les postes à lister systématiquement avant de valider votre plan de financement :

  • Prix du bien
  • Frais de notaire (variables selon neuf/ancien)
  • Frais de dossier bancaire
  • Frais de garantie (caution ou hypothèque)
  • Assurance emprunteur (sur la durée du prêt)
  • Frais de courtage si applicable
  • Diagnostics complémentaires éventuels
  • Travaux immédiats (mise en sécurité, petites réparations)
  • Taxe d’aménagement si travaux prévus
  • Déménagement et installation

Additionner ces postes avant de fixer votre offre d’achat vous donnera une vision bien plus précise de ce que l’opération vous coûte vraiment. Dans les conditions actuelles de crédit, chaque euro compte – et les frais annexes représentent souvent 10 à 15 % du prix d’achat dans l’ancien. C’est une réalité qu’il vaut mieux avoir intégrée dès le départ. Pour les investisseurs attirés par des marchés régionaux spécifiques, le marché immobilier à Laval offre des opportunités à des prix encore accessibles comparés aux grandes métropoles.

Signé par

La rédaction CIA Brest

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